Présentation et Histoire de la commune

Présentation et Histoire de la commune

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PRÉSENTATION DE LA COMMUNE

Située à 40 mètres d’altitude en moyenne, Kervignac est la commune la plus étendue du canton d'Hennebont avec une superficie de 3 956 hectares.
Elle compte désormais près de 7 000 habitants au dernier recensement de la population réalisé en janvier 2012.

 

HISTOIRE DE LA COMMUNE

La commune de Kervignac compte parmi les plus anciennes paroisses du diocèse de Vannes. Sa fondation remonte au Vème ou VIème siècle lors de l’arrivée en Armorique de nos ancêtres Bretons, eux-mêmes émigrants de Grande-Bretagne et fuyant les envahisseurs Anglo-Saxons.

Une première mention figurant dans un texte (un cartulaire) de l’abbaye Sainte-Croix de Quimperlé parle de « Plebs Veneaca », la traduction serait « Peuple de Vénéac ». Ce Plebs Veneaca s’est progressivement transformé en Plou Vénéac, Chervenac, puis Kerveniac en 1280, et aujourd’hui Kervignac.

Mais qui était donc ce Vénéac qui a laissé son nom à son peuple ? Il pourrait s’agir de Saint-Venec, ou Venoc, qui serait le frère de Saint-Guénolé…

La terminaison « ac » est intéressante car elle suppose une influence gallo-romaine. On a d’ailleurs découvert, sur le territoire de la commune, des débris de briques et de poteries romaines en divers endroits. Cette occupation des lieux a elle-même été précédée par un habitat préhistorique.

Le territoire de Kervignac s’étendait jusqu’aux confins de Languidic mais la fondation et l’extension d’Hennebont, sur la rive gauche du Blavet, l’amputèrent de sa partie septentrionale. À la révolution, les quartiers de Saint-Antoine et de Locoyarn en ont été détachés.

En 1790, Kervignac a été érigée en commune et chef-lieu de canton du district d’Hennebont, elle avait dans sa circonscription cantonale : Merlevenez, Sainte-Hélène et Nostang. À la suppression des districts en 1800, Kervignac a été rattachée à l’arrondissement de Lorient, et lors du remaniement des cantons en 1801, la commune a perdu son titre de chef-lieu et a été incorporée au canton de Port-Louis.

Lors de la seconde guerre mondiale, la commune s’est retrouvée enclavée dans la Poche de Lorient et fut bombardée par l’artillerie alliée pour détruire un observatoire allemand installé dans le clocher de l’église. Entre le mois d’août 1944 et le mois de mai 1945, pas moins de 35 000 obus ont pilonné cet édifice et ses alentours. Le bourg fut ainsi détruit à 90%.

Libérée le 8 mai 1945, la reconstruction fut entreprise à partir de 1949, à peu près sur le plan de l’ancien bourg.